vendredi 13 mars 2026

Thélyson Orélien: «C’était ça ou mourir», roman, éditions du Boréal.

 Lu le roman de Thélyson Orélien intitulé: «C’était ça ou mourir», publié en mars 2026 aux éditions du Boréal.


Ce roman aurait pu s’intituler La mort aux trousses. Nous suivons Jonas Dorléon dans sa fuite éperdue vers un havre de paix après avoir fui les rues de Carrefour-Feuilles en Haïti où les gangs tirent sur toute forme de vie, avant d’incendier le quartier. Du jour au lendemain, Jonas Dorléon, digne enseignant d’histoire-géographie est propulsé vers l’histoire souvent oubliée des êtres humains transformés en migrants déshumanisés à travers une géographie des plus hostiles jusqu’à ce que mort s’en suive. Les plus chanceux survivent, mais à quel prix. Ce roman terrible, insoutenable, est une épopée tragique qui met en relief le processus systématique de déshumanisation que sont ces damnés de la terre, les migrants. D’un côté les aléas de la migration nous tiennent en haleine et le portrait des personnages que croise Jonas sur son chemin est saisissant, d’un autre la narration souvent poétique nous permet d’approcher au plus près la réalité crue que subit notre héros. C’est la grande réussite de ce roman qui aborde un sujet hélas bien trop d’actualité et bien trop ignoré aussi. 


(aparté) 

Thélyson est une personne importante pour moi. Il a régulièrement publié mes humbles chroniques littéraires sur son site “Parole En Archipel”, pendant des années. Cela m’a permis de me faire un peu connaître dans le milieu de la chronique littéraire en ligne et par la suite de pouvoir devenir chroniqueur littéraire pour le journal français 20 Minutes. Je croisais Thélyson de temps en temps lors d’événements littéraires à Montréal, et il a eu l’immense gentillesse de venir participer à la célébration de mon 50e anniversaire dans un restaurant de Montréal, une fin de janvier à vous glacer les os. Il est venu, en famille. Je ne connaissais pas beaucoup de monde à Montréal en 2016 et sa présence a été d’un grand réconfort. Il est d’une gentillesse, d’une discrétion, d’une générosité extraordinaire. C’est un grand privilège que de connaître de telles personnes dans la vie. Il y en a peu. Merci encore Thélyson pour tout ce que tu as fait pour moi. Merci, l’ami, et félicitations pour ton exceptionnel, magnifique, impressionnant  roman!!!















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